Rarement au cours de l’Histoire une institution a autant duré, s’est aussi bien adaptée aux circonstances changeantes et mouvantes de la société : elle subi 23 modifications depuis 50 ans.
L’instauration de la Vème République est liée essentiellement à la guerre d’Algérie et l’instabilité ministérielle chronique de la IVème République. Pourtant ses motivations sont plus anciennes et pour le principal, le discours de Bayeux de 1946, constitue l’ossature d’un régime parlementaire rationalisé.
« La Constitution du 4 octobre 1958 est le texte fondateur de la Ve République. Adoptée par référendum le 28 septembre 1958, elle organise les pouvoirs publics, définit leur rôle et leurs relations. Elle est le quinzième texte fondamental (ou le vingt-deuxième si l'on compte les textes qui n'ont pas été appliqués) de la France depuis la Révolution Française. »
La Vème République reconnaît les partis politiques dans le texte suprême (article 4) comme concourant à l’expression du suffrage et à l’application du principe de parité. Or, des évolutions récentes mais profondes du fonctionnement des organisations politiques conduisent à des réflexions des plus intéressantes sur la participation du citoyen dans le processus décisionnel, du rôle du Parlement et de la fonction des partis politiques : l’émergence de la démocratie d’opinion.
L’opinion publique perçue comme un concept politique naît au XVIIIème siècle. Et la démocratie en France connaît deux fondations : la première lors de la Révolution française et paradoxalement lors de la Restauration (création du suffrage universel -enfin presque- et du régime parlementaire). La deuxième sous la IIIème République (création des partis politiques).
La démocratie représentative que nous connaissons est en passe de devenir « un système mixte » qui modifie en profondeur nos pratiques politiques sans remettre en cause la Constitution.
De ces évolutions, Jacques JULLIARD établit les fondements sous la forme d’un essai intitulé « la reine du mondes » publié chez Flammarion.
Loin de penser que cette novation institutionnelle directe ne concerne que le pouvoir central, force est de constater que la « démocratie participative » ou la « concertation des projets publics » conditionne désormais la prise de décision publique à tout échelon territorial. La seule légitimité du suffrage ne suffit plus. Elle s’accompagne d’un assentiment de l’opinion publique.
Sous cet éclairage, notre rôle de fonctionnaire territorial donc est vraisemblablement en pleine mutation. »
Ecouter la conférence de Jacques JULLIARD et de Roland CAYROL sur la web radio de radio
France http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture/nouveau_prog/connaissance/alacarte_fiche.php?src_id=80000017&diff_id=200000122
Lire aussi - R.Cayrol : La revanche de l'opinion, Jacob-Duvernet, 2007
Thierry ROLLAND.
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Bienvenue sur le tout nouveau blog de l'Act Enact, association des cadres territoriaux issus de l'école de Montpellier. Il apparaissait important à nos yeux, qu'à l'heure où beaucoup d'échanges se dématérialisent, que notre, votre association se dote d'un lieu virtuel de rencontre et d'échange.
L’actualité est aux élections municipales naturellement. Toutefois, en ce mois de février 2008, l’occasion nous est donnée de
revenir un bref instant sur le dernier régime institué à la suite d’une révolution, la IIème République. Elle mit fin à l’esclavage, rétablit le suffrage universel (enfin presque, uniquement
masculin pourtant conquis dès 1795 mais jamais utilisé) et amorce les grands changements mondiaux :




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